L'Exposition
Poèmes choisis et tirés de l'ensemble des recueils pour une lecture au rythme de la contemplation.
Si j'étais Roi-Imberbe,je bannirais ces chercheurs d'or sans foi
Si j'étais Le-Bon-Dieu
Je réediterais le déluge biblique
Ils ne veulent pas souffir. Faisant tout pour souffir
Ils ne font pas attention
Ils croient que c'est le début
Ils sont terre-à-terre, esprit terrien, vers de terre, plus bas que la terre
Père
Ils volent toujours
Lorsqu'Adam mangea sa funeste pomme, je plantais du palmier au jardin tropical. J'aurais voulu piller entièrement ce pommier
Lorsque Dieu inonda la terre
Par son déluge préhistorique
Sois la Muse authentique. Qui vole avec le vent - bondit avec la vague
Je t'évoque Polymnie du Torride
Descends du mont sacré d'Amba
Ami, je te le donne, mon unique bien. Je te donne mon bien zaïrois
(À MALAGO KAHUBANGWA na KIOYO)
Je suis donc déraciné. Déraciné sur mon propre sol en érosion
Génie de notre race
Mbongo Nzapa Sésé Yayu
Équateur natale. Ton fils ne te trahira pas. Dans son nouveau pays d'adoption forcée.
Adieu chaude Équateur
Équateur qui vis naître ton enfant
Feindre d'ignorer ce qu'on sait. Et de savoir tout ce qu'on ignore
Quarante trois saisons enterrées!
Aucune paillotte dans la cité!
Ô mort,juste tu l'es. Quelle destinée ne raboteras-tu?
Ô mort
Seule tu es juste
Quelques rayons mordorés du coucher de soleil d'espoir
Le crépuscule de son navire reluit discrétement
Sur les fronts patibulaires de ses jours reflètent chatouillants
Je viens de loin je viens de là-bas. Là-bas où la forêt luxuriante défie le soleil en furie ignée.
Mbomba¹ apporte moi ma guitare
Mbomba¹ apporte moi mon xylophone
L'éclipse avait enfermé l'astre du jour
Comme si tout le continent flambait
Au moment où la saison sèche jaunissait la brousse
Personne ne saura résister
Abaisse ton bras
Abrège la durée
Survolant les envies morbides des terriens
Sur cette terre où les bons principes on cédé
Hélas! à quelles bassesses incommensurables!
Il franchit la barrière tête haute torse bombé aguerri
Une lance dans une main
Un "pamba"² dans l'autre
Sous un bananier aux feuilles grêlées assise Arima
Et alors? ...
L'as-tu vu le pays de Canaan biblique
Un matin de soleil entier
C'était un matin
Nos rencontres ensoleillaient Paris d'hiver
Aziza la sénégalaise
À moi-même j'étais étranger avant ta venue
Ton vol solitaire et plané provoque mépris et médisance
O! ma plume bien aimée!
Ils te croyaient assez muselée
Dieu seul est Lui-même. Le même Souverain Absolu
Dieu seul porte son seul nom
Aux autres Il laisse tous les autres noms
Une chèvre broute une feuille.Une feuille a failli être broutée.Une feuille parmi des feuilles broutées n'est finalement pas broutée
Une feuille parmi des feuilles
Elle danse la rumba langoureuse
Occupez-vous de vos orgies. Ne cherchez pas où je vais
Ils ricanent parce que je ne passe
Ni par Salamanque ni par Sorbonne
Que me reproche-t-il Seigneur? Mes bras sans repos? Mes yeux sans sommeil? Ma tête sans chapeau?
TOI devant QUI tout se dénude
je TE prends à Témoin Seigneur
Ô femme qui ignore qu'elle est heureuset. Dis-moi ton secret. Secret d'ignorance en bonheur
Pourquoi m'a-t-on doté d'intelligence?
Pourquoi m'a-t-on fait monter à ce niveau?
Protège-nous contre les pauvres d'imagination.
Nzapa Gbia
Dieu - Unique
On doit alors entendre que l'épée de Damoclès est dans son fourreau
Un Chien hargneux clabaudant
- c'est une frousse
Tes jambes galbées pietinent mon corps courbaturé
Depuis que l'aguichante ARIMA
Fille du pauvre NIZAMARA
Ils sont comme ça. C'est leur nature.Tu ne les changeras jamais
Frotte leurs manches
Risque ta vie pour eux
Mon nom ne figure pas sur leur liste. Liste du "plan d'évacuation". Je suis donc laissé à moi-même
Aucune de mes femmes n'a nom Mikal
Je ne m'appelle pas David biblique
Désormais, les charognards n'attendent plus un cadavre. Eux-mêmes produisent leurs cadavres
Je percevais un début d'une fin
fin sombre
Bientot elle éclatera, éclatera de toute sa splendeur
Je la vois
mon étoile
Poète, ta mission est terminée
Poète
Sois désormais insensible à toute inspiration