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Vingtième Nomade

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Ils ricanent parce que je ne passe

Ni par Salamanque ni par Sorbonne

Ils s'étonnent parce que je passe dessus

Classicisme assis Parnasse altier

Ils ne comprennent pas parce que je prie

Ni en Cathédrale ni en Synagogue

Dès premier son d'anglélus

Ils me voient simplement en station

N'importe où n'importe quand

Sans ablutions musulmanes

Rendre à la vie bohémienne

L'angélus sonore de l'instant

Ils devraient savoir

Et non s'effarer ni ricaner:

Les dieux ubiquistes flânent

Ils déambulent à leur bon gré

On les croise inspirant

À chaque courbe du fleuve

À chaque couche d'air

Occupez-vous de vos orgies

Ne cherchez pas où je vais

Ne regardez pas l'heure qu'il fait

Je prends un sentier quelconque

Je décampe à l'heure imprévue

Je vais partout et nulle part

Je suis donc du XXe Nomade.

Fabien Naté Ngu-Mongala Vurutoro-te-Nzapa
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Du recueilSentier et Chemin